vendredi 24 avril 2020

Le rapport à l'animal

24 avril 2020

Le rapport à l'animal

Depuis que j'ai fait un voyage en Inde, je ne vois plus les animaux de la même façon.

Par exemple, les chiens, il y en a partout, sous les voitures, sur les bancs, au milieu de la route, ils ne semblent pas être inquiets, personne ne les dérange, alors ils peuvent faire la sieste toute la journée.
Passez à côté ? A peine soulèveront t'ils une paupière !
Cela m'a beaucoup fait rire d'en voir certains allongés de tout leur long sur un banc, pas un banc "anti SDF" comme chez nous, juste un banc normal avec beaucoup de place !

Les corbeaux, sur la plage  se régalent de tout ce que la mer peut rejeter; poissons, tortues; de petits crabes qu'ils attrapent sans se mouiller les pattes en nous regardant du coin de l’œil mais pas effrayés du tout par notre présence.

Des vaches sur les routes, les plages, cherchent leur pitance d'une démarche nonchalante.
Nandi ( vache sacrée en Inde) a donné un petit coup de tête à mon mari pour lui signifier qu'il était sur son passage. Elle est devenu son Dieu, puisqu'elle l'a choisi... Trop drôle !

  Des hommes et des animaux se côtoient sous < un soleil assassin> selon l'expression d' Albert Camus, néanmoins, une unité profonde semble régner entre l'homme et l'animal...



mardi 21 avril 2020

Patients experts,

21 avril 2020

Patient expert

Je viens de lire dans le monde diplomatique du mois d'avril, cet article: < l'hôpital, le jour d'après>, ce qui m'a interpellée c'est le terme de patients experts et surtout ce qu'il représente.
Enfin! on prendrait en compte les dires de patients qui connaissent parfaitement leur maladie, les maux qu'elle suscite, les traitements qu'ils ne supportent pas, ce qui leur fait du bien, tant sur le plan physique que psychologique?
 Est-ce vraiment cela? ce serait une merveilleuse nouvelle.
Les médecins coopéreraient, seraient à l'écoute de leurs patients, sans les prendre pour des idiots?
Reverraient  les protocoles qui ne sont pas bons pour tout le monde?
 Est-ce-vraiment possible?
J'ai envie d'y croire; je sais qu'il y a des médecins humanistes, on le voit aujourd'hui, néanmoins, il y en a d'autres qui sont sourds à tout ce que l'on peut leur dire ou trop pressés pour rentabiliser leur cabinet?
J'aimerais tant y croire!
 les mentalités vont t'elles changer après le passage du vilain virus?
Combien de fois ai-je eu envie d' hurler lorsque Julien revenait comme un zombi à la maison après avoir été saigné, trop saigné? pourtant il l'avait dit.< je ne supporte pas les saignées trop importantes>.Il a même fait appel au président de l'association, Hémochromatose France, qui était alors le Professeur Henri Michel, il écrit en réponse à Julien, ici, je cite juste un passage:<< Voilà encore une histoire incompréhensible. Les malades sont trop saignés, surtout Julien qui n'avait plus de fer à l'IRM. Je pense qu'il n'y a pas assez de coordination entre le médecin du malade et le centre de saignées, ni dans le suivi immédiat, ni à distance...>> bulletin numéro 128.
Autre parole donné à Julien dans le bulletin numéro 133, un appel au secours.Julien dit:<< J'aimerais savoir si vous pouvez m'aider d'une quelconque façon car je refuse de subir ces pressions de la part de personnes qui ne comprennent pas le problème et qui pensent mieux savoir que moi ce qui se passe dans mon corps quand on me saigne trop. Je ne sais pas quoi faire car j'ai l'habitude de voir des médecins me prendre de haut et rester sourds à ce que leur patient ou( client) leur raconte pour ne pas déroger au protocole ou autre procédure établie.>>
Cependant, encore après, il a eu droit à d'autres saignées de 480 ml, même avec un 17/82 de tension!
 Pas de temps à perdre avec toutes ces jérémiades, on fait la saignée, un point c'est tout.
Pourtant, il n'est pas le seul à se plaindre et aujourd'hui à ne plus aller faire ses saignées.
Nous l'avons écrit dans Ma Gehenne ADN et Julien l'a écrit dans son roman C-282-Y.
Pourquoi tant d'acharnement et si peu d'écoute?
Pourquoi prendre autant de sang à un malade s'il ne le supporte pas?
Cela reste à méditer, car derrière tout acte peut se cacher un intérêt quelconque...
Il devient de plus en plus difficile de faire confiance à un système basé uniquement sur l'argent.
Où sont passés nos bons docteurs de famille?
On le voit aujourd'hui avec l'hôpital qui n'a plus rien d'humain même si certains médecins ainsi que le personnel médical font de leur mieux pour sauver le bateau du naufrage...













dimanche 19 avril 2020

Naître Posthume


19 avril 2020

Naitre posthume

Julien Harold a mis en dépôt vente deux exemplaires de son livre C-282-Y chez le marchand de journaux.
Dans un premier temps, les livres se sont retrouvés à côté de ceux de Carlos Ghosn; quelle avanie!
Les livres de Carlos Ghosn se sont vendus comme des petits pains!
Aujourd'hui, les livres de Julien disparaissent sous le dernier Amélie Nothomb, ils lui servent de pupitre!
Ah! jeunes auteurs, jeunes artistes, ne vous inquiétez pas... Vous naîtrez posthume...

Aujourd'hui, il est difficile voire impossible de vivre de sa plume ou de sa musique, si ce n'est le HASARD.


vendredi 17 avril 2020

L'Intranquillité

17 avril 2020

L'intranquilité

Ce mot l'intranquillité n'est pas de moi , je l'ai emprunté à Fernando Pessoa: < le livre de l'Intranquillité.>
Cependant, aujourd'hui, il me semble être le mot approprié pour décrire ce que je peux ressentir dans cette période confuse.
Le confinement ne m'apporte pas le privilège de l'apaisement, je suis- et peut-être le sommes nous tous- pas tranquille face aux menaces de guerre!?
Qu'en était t'il de mes ancêtres qui pour certains connurent deux guerres mondiales, pour d'autres l'Indochine et la Cochinchine et d'autres encore l'Algérie? Leur peur était justifiée par le péril qu'ils encouraient, l'incertitude du présent et de l'avenir! En est t'il de même aujourd'hui? De quelle guerre parle t'on? D'une guerre sans armure face à un virus, sommes nous en train de répéter ce triste épisode de l'histoire de la débâcle? les masques et les gants, les traitements arriveront trop tard...
Comme quoi, l'histoire ne nous sert pas à grand chose, puisque nous n'en tirons aucune leçon.
Néanmoins, oserais-je dire que ce méchant virus nous aide à faire la lumière sur notre faiblesse,celle de notre immunité, sur les failles d'un système qui a choisi de privilégier la globalisation faisant fi de nos besoin vitaux, préférant nous anesthésier à coup de somnifères, d'antidépresseurs et nous nourrir comme des cochons, il suffit de regarder ce que contiennent certains yaourts comme par exemple des E 407, 440, 202 ect... qui affaiblissent notre immunité pour ne pas dire nous la plombe!
A l'avenir, libre à nous de refuser d'être traité ainsi, nous avons une responsabilité dans ce qui nous arrive, il nous appartient de devenir plus forts, non pas pour faire la révolution comme le prône certains- cela ne ferait qu'ajouter à notre malheur car les révolutions sont synonyme de violences, d'horreur et de sang et parfois des décennies sont nécessaire pour relancer la machine- devenir plus fort en faisant notre micro révolution pour reprendre les termes de Michel Onfray; en allant vers la décroissance  et en ajoutant notre larme de Colibri comme l'a si bien dit Pierre Rabbi; en regardant ce que nous mettons dans notre assiette comme l'enseignait Mme Kousmine et ceux et celles qui continuent son enseignement avec courage et conviction.
Certains ou certaines ont fait l'expérience de la maladie, intégrant la mort comme faisant partie de la vie.
Nous sommes tous mortels alors vivons en pleine conscience, prenons soin de ce que nous avons de plus précieux, notre corps... Refusons l'abêtissement, et retournons à la simplicité.
Ceux qui nous ont enlevé notre outil de travail, notre fierté, notre santé, qui nous ont dépouillé au fil des années de tout ce qui faisait de nous des humains à part entière ne ferons pas face à une marée de larmes de colibri...
Oui retournons à la simplicité: créer, lire, peindre, danser, écrire, voilà ce qui s'oppose au modèle de ce que l'on nous propose depuis 40 ans, consommer, consommer encore et encore jusqu'à nous faire crever comme des porcs que l'on gave...
  Voilà ce que j'avais à dire, bien que consciente et lucide sur le fait que peut-être personne ne lira ces lignes !
Et bien soit... Ce temps passé à écrire m'aura aidé à vivre, tout simplement...