vendredi 17 avril 2020

L'Intranquillité

17 avril 2020

L'intranquilité

Ce mot l'intranquillité n'est pas de moi , je l'ai emprunté à Fernando Pessoa: < le livre de l'Intranquillité.>
Cependant, aujourd'hui, il me semble être le mot approprié pour décrire ce que je peux ressentir dans cette période confuse.
Le confinement ne m'apporte pas le privilège de l'apaisement, je suis- et peut-être le sommes nous tous- pas tranquille face aux menaces de guerre!?
Qu'en était t'il de mes ancêtres qui pour certains connurent deux guerres mondiales, pour d'autres l'Indochine et la Cochinchine et d'autres encore l'Algérie? Leur peur était justifiée par le péril qu'ils encouraient, l'incertitude du présent et de l'avenir! En est t'il de même aujourd'hui? De quelle guerre parle t'on? D'une guerre sans armure face à un virus, sommes nous en train de répéter ce triste épisode de l'histoire de la débâcle? les masques et les gants, les traitements arriveront trop tard...
Comme quoi, l'histoire ne nous sert pas à grand chose, puisque nous n'en tirons aucune leçon.
Néanmoins, oserais-je dire que ce méchant virus nous aide à faire la lumière sur notre faiblesse,celle de notre immunité, sur les failles d'un système qui a choisi de privilégier la globalisation faisant fi de nos besoin vitaux, préférant nous anesthésier à coup de somnifères, d'antidépresseurs et nous nourrir comme des cochons, il suffit de regarder ce que contiennent certains yaourts comme par exemple des E 407, 440, 202 ect... qui affaiblissent notre immunité pour ne pas dire nous la plombe!
A l'avenir, libre à nous de refuser d'être traité ainsi, nous avons une responsabilité dans ce qui nous arrive, il nous appartient de devenir plus forts, non pas pour faire la révolution comme le prône certains- cela ne ferait qu'ajouter à notre malheur car les révolutions sont synonyme de violences, d'horreur et de sang et parfois des décennies sont nécessaire pour relancer la machine- devenir plus fort en faisant notre micro révolution pour reprendre les termes de Michel Onfray; en allant vers la décroissance  et en ajoutant notre larme de Colibri comme l'a si bien dit Pierre Rabbi; en regardant ce que nous mettons dans notre assiette comme l'enseignait Mme Kousmine et ceux et celles qui continuent son enseignement avec courage et conviction.
Certains ou certaines ont fait l'expérience de la maladie, intégrant la mort comme faisant partie de la vie.
Nous sommes tous mortels alors vivons en pleine conscience, prenons soin de ce que nous avons de plus précieux, notre corps... Refusons l'abêtissement, et retournons à la simplicité.
Ceux qui nous ont enlevé notre outil de travail, notre fierté, notre santé, qui nous ont dépouillé au fil des années de tout ce qui faisait de nous des humains à part entière ne ferons pas face à une marée de larmes de colibri...
Oui retournons à la simplicité: créer, lire, peindre, danser, écrire, voilà ce qui s'oppose au modèle de ce que l'on nous propose depuis 40 ans, consommer, consommer encore et encore jusqu'à nous faire crever comme des porcs que l'on gave...
  Voilà ce que j'avais à dire, bien que consciente et lucide sur le fait que peut-être personne ne lira ces lignes !
Et bien soit... Ce temps passé à écrire m'aura aidé à vivre, tout simplement...  



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